{"id":6030,"date":"2023-11-20T12:13:29","date_gmt":"2023-11-20T11:13:29","guid":{"rendered":"https:\/\/gipal.fr\/wordpress\/?p=6030"},"modified":"2023-11-20T13:54:00","modified_gmt":"2023-11-20T12:54:00","slug":"textile-les-entreprises-lyonnaises-de-la-soie-misent-sur-le-haut-de-gamme-et-la-relocalisation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gipal-formation.fr\/wordpress\/2023\/11\/20\/textile-les-entreprises-lyonnaises-de-la-soie-misent-sur-le-haut-de-gamme-et-la-relocalisation\/","title":{"rendered":"Textile : les entreprises lyonnaises de la soie misent sur le haut de gamme et la relocalisation"},"content":{"rendered":"<p>(La Tribune, 17\/11\/2023) Apr\u00e8s avoir surmont\u00e9 plusieurs crises, face \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution de la demande, notamment sur Internet, les entreprises de la soie lyonnaise doivent innover. Ce secteur haut de gamme et luxe, repr\u00e9sentant 40 entreprises dans la r\u00e9gion, s&rsquo;appuie sur ses forces pour rester comp\u00e9titif, notamment \u00e0 l&rsquo;export : carr\u00e9s de soie, pr\u00eat-\u00e0-porter, imprim\u00e9s, conservation du patrimoine&#8230; Reste un enjeu majeur : faire revenir la production s\u00e9ricicole (la soie) dans l&rsquo;Hexagone.<\/p>\n<p>La soie est aux canuts, \u00e0 Lyon&#8230;\u00a0ce que la dentelle est \u00e0 Calais. Aujourd&rsquo;hui,\u00a0l&rsquo;identit\u00e9\u00a0de tisserands reste ancr\u00e9e dans la capitale des Gaules,\u00a0bien que sa\u00a0r\u00e9ussite florissante soit\u00a0moins visible qu&rsquo;au d\u00e9but du XIX\u00e8 si\u00e8cle. Depuis l&rsquo;essor de la p\u00e9trochimie, qui a permis la massification de l&rsquo;industrie textile, la fili\u00e8re a \u00e9t\u00e9 amput\u00e9e. Tout comme\u00a0la d\u00e9localisation de nombreux outils productifs. Un si\u00e8cle plus tard<a href=\"https:\/\/region-aura.latribune.fr\/strategie\/marketing-communication\/2022-11-16\/pour-assurer-sa-perennite-la-filiere-de-la-soie-demande-elle-aussi-un-bouclier-energetique-intersoie-940935.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">,\u00a0une quarantaine d&rsquo;entreprises, la plupart historiques, tentent de recr\u00e9er\u00a0une fili\u00e8re \u00e0 100 % fran\u00e7aise de bout en bout<\/a>, l\u00e0 o\u00f9 80 % des fils de soie sont aujourd&rsquo;hui produits en Chine.<\/p>\n<p>Pour y parvenir, ces entreprises lyonnaises s&rsquo;appuient non seulement sur des partenaires, notamment le Japon et les Etats-Unis \u00e0 l&rsquo;export &#8211; l&rsquo;international repr\u00e9sentant en moyenne 70 % de leurs activit\u00e9s. Mais elles explorent aussi de nouveaux march\u00e9s : haut-de-gamme ou sp\u00e9cialis\u00e9s, reconnus pour leur qualit\u00e9.<\/p>\n<p><span class=\"widgetlink\"><span class=\"header-widgetlink\">Lire aussi<\/span><span class=\"body-widgetlink\"><a href=\"https:\/\/region-aura.latribune.fr\/territoire\/attractivite\/2021-10-26\/techtera-et-le-japon-une-route-de-la-soie-renouvelee-pour-faire-face-aux-mastodontes-du-textile-894392.html\">En mal de relocalisation, la fili\u00e8re textile confirme sa \u00ab\u00a0route de la soie\u00a0\u00bb avec le Japon pour innover<\/a><\/span><\/span><\/p>\n<h2>Une cr\u00e9ation <em>made in France<\/em>, mais des difficult\u00e9s pour red\u00e9velopper la s\u00e9riciculture\u00a0fran\u00e7aise<\/h2>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, la plupart des <a href=\"https:\/\/region-aura.latribune.fr\/strategie\/marketing-communication\/2022-11-16\/pour-assurer-sa-perennite-la-filiere-de-la-soie-demande-elle-aussi-un-bouclier-energetique-intersoie-940935.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">entreprises de la soie fran\u00e7aise <\/a>interviennent \u00e0 partir de l&rsquo;\u00e9tape de cr\u00e9ation et d&rsquo;impression, l\u00e0 o\u00f9 la production, gr\u00e2ce aux cocons produits par les vers \u00e0 soie, reste quasi int\u00e9gralement r\u00e9alis\u00e9e en Chine, au Br\u00e9sil et en Ouzb\u00e9kistan. L&rsquo;argument financier prime, certes, mais la question du climat p\u00e8se aussi dans l&rsquo;\u00e9quation : les\u00a0zones chaudes et temp\u00e9r\u00e9es permettent la pousse des feuilles de m\u00fbriers toute l&rsquo;ann\u00e9e, soit une dizaine de r\u00e9coltes par an.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"content_media\" src=\"https:\/\/static.latribune.fr\/article_body_wysiwyg\/2270047\/vers-a-soie.jpg\" alt=\"Vers \u00e0 soie\" data-id=\"2270047\" \/><\/p>\n<p>Avec le tissage des fils, l&rsquo;enjeu de la relocalisation de ces premi\u00e8res \u00e9tapes de production reste entier et pour l&rsquo;instant, il est presque impossible de produire en Europe, en raison de l&rsquo;absence de fili\u00e8re. \u00ab\u00a0<em>En\u00a0Europe,\u00a0nous avons\u00a0z\u00e9ro mati\u00e8re, mais une tr\u00e8s grosse part de la valeur g\u00e9n\u00e9r\u00e9e<\/em>\u00a0\u00bb, remarque \u00e0 ce titre\u00a0Xavier L\u00e9pingle, vice-pr\u00e9sident de l&rsquo;organisation professionnelle du textile dans la r\u00e9gion, Unitex, et par ailleurs directeur g\u00e9n\u00e9ral de Holding Textile Herm\u00e8s, \u00e0 l&rsquo;occasion du salon Silk in Lyon (jusqu&rsquo;au 19 novembre) :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Cette fili\u00e8re n&rsquo;a jamais compl\u00e8tement disparu, mais les productions s\u00e9ricicoles sont tr\u00e8s artisanales, donc on ne peut pas dire aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;il y ait de relocalisation de cette activit\u00e9 sur la partie mati\u00e8re. Cette activit\u00e9 n&rsquo;est pas revenue, mais elle le sera\u00a0peut-\u00eatre un jour parce qu&rsquo;il faut des m\u00fbriers,\u00a0qui\u00a0eux, sont toujours l\u00e0, notamment en Ard\u00e8che. Nous voyons en revanche revenir des volumes sur la partie \u00ab\u00a0ma\u00eetrise\u00a0\u00bb de la mati\u00e8re. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p><span class=\"widgetlink\"><span class=\"header-widgetlink\">Lire aussi<\/span><span class=\"body-widgetlink\"><a href=\"https:\/\/region-aura.latribune.fr\/strategie\/2018-11-16\/brochier-soieries-met-le-cap-sur-l-hotel-dieu-797687.html\">Brochier Soieries met le cap sur l&rsquo;H\u00f4tel-Dieu<\/a><\/span><\/span><\/p>\n<p>Quelques exceptions \u00e9mergent, mais restent \u00e0 la marge. C&rsquo;est le cas de la jeune entreprise de fabrication de linges de maison en soie, Benu Blanc, qui vient de nouer un partenariat avec une exploitation s\u00e9ricicole des C\u00e9vennes, Sericyne. Jusqu&rsquo;ici, cette marque du secteur de la beaut\u00e9 \u00ab holistique\u00a0\u00bb, en raison des b\u00e9n\u00e9fices de la soie pour la peau, produisait ses taies d&rsquo;oreillers en Italie. Car \u00ab <em>la mati\u00e8re premi\u00e8re n&rsquo;existe pas en France<\/em>\u00a0\u00bb, pointe Fanny Redziniak, sa co-fondatrice. Les prix et les quantit\u00e9s produites ne sont pas compatibles avec la demande des professionnels lyonnais du haut de gamme,\u00a0qui passent \u00e9galement tr\u00e8s souvent par l&rsquo;Italie pour le tissage et\/ou l&rsquo;impression des tissus. La r\u00e9gion du Pi\u00e9mont a en effet conserv\u00e9 son \u00e9cosyst\u00e8me manufacturier. Au point que \u00ab <em>le premier pays d&rsquo;exportation de l&rsquo;Italie sur la soie, c&rsquo;est la France<\/em> \u00bb, ajoute Xavier L\u00e9pingle.<\/p>\n<div class=\"content_widget\" data-type=\"html\">\n<div class=\"remember-widget\">\n<p class=\"bloc-reminder-title\">\u00ab\u00a0<em>Nous assumons franchement un choix haut de gamme<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>D&rsquo;autant que le contexte de sortie de crise sanitaire a \u00e9t\u00e9 d\u00e9stabilisant, tant sur l&rsquo;export que <a href=\"https:\/\/region-aura.latribune.fr\/strategie\/marketing-communication\/2022-11-16\/pour-assurer-sa-perennite-la-filiere-de-la-soie-demande-elle-aussi-un-bouclier-energetique-intersoie-940935.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la hausse des co\u00fbts de production<\/a>. Aujourd&rsquo;hui, le secteur de la soie lyonnaise a certes l\u00e9g\u00e8rement ralenti, mais \u00ab\u00a0<em>garde aussi un taux de croissance important<\/em>\u00a0\u00bb, selon Xavier L\u00e9pingle :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Globalement, malgr\u00e9 une forme de ralentissement, avec une croissance moins forte que ces derniers temps, l&rsquo;industrie est encore tr\u00e8s porteuse. La sp\u00e9cificit\u00e9 de ce circuit local de cr\u00e9ation, d\u00e9veloppement et fabrication en\u00a0Auvergne-Rh\u00f4ne-Alpes et en Italie, est qu&rsquo;il produit des articles que l&rsquo;on\u00a0retrouve partout dans le monde. C&rsquo;est une industrie, que je compare souvent \u00e0 Airbus \u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>Malgr\u00e9 tout, de nombreuses entreprises disent avoir revu leur strat\u00e9gie, en montant un peu plus en gamme. Benu Blanc, par exemple, d\u00e9clare avoir fait \u00e9volu\u00e9 la qualit\u00e9 de sa soie, en adoptant aujourd&rsquo;hui le tissage Jacquard, typiquement lyonnais.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab <em>Nous \u00e9tions auparavant positionn\u00e9 en milieu de gamme<\/em>, explicite Fanny Redziniak. <em>Mais nous en avons un peu souffert, face \u00e0 la concurrence. Le consommateur souhaite de la clart\u00e9. Nous repositionnons en ce moment la marque pour monter en gamme, vers le luxe. C&rsquo;est un changement strat\u00e9gique, notamment en direction de l&rsquo;export.<\/em> \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>L&rsquo;entreprise va pour la premi\u00e8re fois commercialiser ses produits en Cor\u00e9e-du-Sud, en mai 2024, en vue, potentiellement, de s&rsquo;adresser\u00a0aux clients japonais\u00a0une fois qu&rsquo;elle aura gagn\u00e9 en stabilit\u00e9 et en maturit\u00e9.<\/p>\n<p>A l&rsquo;instar de la Maison Malfroy, qui travaille avec le march\u00e9 nippon depuis 1977. Sp\u00e9cialis\u00e9e dans le foulard en soie depuis sa cr\u00e9ation en 1939, cette entreprise familiale est pass\u00e9e, au fil des g\u00e9n\u00e9rations,\u00a0sous\u00a0plusieurs vagues d&rsquo;activit\u00e9s. Cr\u00e9ateur, mais aussi imprimeur jusqu&rsquo;\u00e0 la\u00a0vente de son usine de Bourgoin-Jallieu \u00e0 Herm\u00e8s au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000,\u00a0Maison Malfroy a failli dispara\u00eetre pendant la crise sanitaire. Depuis 2020, elle a cess\u00e9 toute son activit\u00e9 de collection de tissus.\u00a0Contrainte de revoir son mod\u00e8le, apr\u00e8s le licenciement \u00e9conomique de cinq de ses dix salari\u00e9s, d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise de repartir sur d&rsquo;autres bases. Nouvelles collections, mont\u00e9e en gamme, d\u00e9veloppement de sa communication, boutique en ligne : la part des achats de clients directs augmente au fil des\u00a0mois, et l&rsquo;entreprise affiche de nouveau une rentabilit\u00e9 :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Depuis la crise sanitaire, la part du num\u00e9rique est en tr\u00e8s forte hausse et, \u00e0 l&rsquo;inverse, nous avons compl\u00e8tement perdu notre r\u00e9seau de boutiques. De m\u00eame, nous avions, auparavant, des collections tr\u00e8s larges de tissus, avec aussi des petits prix et plusieurs gammes de produits. L&rsquo;arr\u00eat total de la production, pendant la crise sanitaire, ne nous permettait pas de nous relever. Nous avons d\u00fb revoir notre strat\u00e9gie\u00a0et assumons franchement, aujourd&rsquo;hui, un choix haut de\u00a0gamme qui fonctionne \u00bb, d\u00e9peint Val\u00e9rie Malfroy, responsable administrative.<\/p><\/blockquote>\n<p><span class=\"widgetlink\"><span class=\"header-widgetlink\">Lire aussi<\/span><span class=\"body-widgetlink\"><a href=\"https:\/\/region-aura.latribune.fr\/strategie\/marketing-communication\/2022-11-16\/pour-assurer-sa-perennite-la-filiere-de-la-soie-demande-elle-aussi-un-bouclier-energetique-intersoie-940935.html\">Pour assurer sa p\u00e9rennit\u00e9, la fili\u00e8re de la soie demande elle aussi \u00ab un bouclier \u00e9nerg\u00e9tique \u00bb (Intersoie)<\/a><\/span><\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"content_media\" src=\"https:\/\/static.latribune.fr\/article_body_wysiwyg\/2270049\/soie.jpg\" alt=\"Soie\" data-id=\"2270049\" \/><\/p>\n<p>L&rsquo;entreprise, qui imprime d\u00e9sormais ses cr\u00e9ations pr\u00e8s de C\u00f4me (Italie), s&rsquo;appuie essentiellement sur ses partenaires historiques, de confiance. A l&rsquo;instar de clients japonais, \u00e0 la recherche du \u00ab d\u00e9tail \u00bb et de la marque fran\u00e7aise. La part de l&rsquo;export est en effet un crit\u00e8re de soutenabilit\u00e9 majeur, constituant en moyenne 70 % des activit\u00e9s du secteur.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Toutes les entreprises du bassin lyonnais de la soie sont plut\u00f4t en bonne sant\u00e9. Le retour vers les savoir-faire ma\u00eetris\u00e9s est un crit\u00e8re de plus en plus important pour les clients.\u00a0Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;envie d&rsquo;avoir des produits respectueux de la nature, faits localement, avec des savoir faire r\u00e9els, sont des \u00e9l\u00e9ments tr\u00e8s porteurs. Le secteur du textile en g\u00e9n\u00e9ral cherche d&rsquo;ailleurs \u00e0 recruter 1.000 personnes dans l&rsquo;ann\u00e9e en Auvergne-Rh\u00f4ne-Alpes. C&rsquo;est tr\u00e8s significatif\u00a0\u00bb, ajoute Xavier L\u00e9pingle.<\/p><\/blockquote>\n<p>De m\u00eame, la maison Tassinari &amp; Chatel, filiale du groupe Leli\u00e8vre, fabrique toujours des soies d&rsquo;exception \u00e0 Panissi\u00e8res (Loire) et \u00e0 la Croix-Rousse (Lyon), avec son atelier de m\u00e9tiers \u00e0 bras, pour le cr\u00e9neau tr\u00e8s particulier des pi\u00e8ces de collection. La maison, cr\u00e9\u00e9e en 1860, travaille \u00e0 ce titre\u00a0avec le ch\u00e2teau de Versailles, comme de nombreux autres mus\u00e9es et lieux du patrimoine gr\u00e2ce \u00e0 ses collections d&rsquo;imprim\u00e9s. \u00ab <em>Nous avons tous nos cr\u00e9neaux particuliers, tous nos produits phares<\/em> \u00bb, d\u00e9peint Jean-Michel Clairet, directeur de production. \u00ab<em> L&rsquo;\u00e9volution des produits est permanente. Mais notre base est conserv\u00e9e pr\u00e9cieusement, avec beaucoup d&rsquo;attention. Nous restons centr\u00e9s sur les valeurs de notre maison\u00a0<\/em>\u00bb, conclut-il.<\/p>\n<h2>La soie investit \u00e9galement d&rsquo;autres secteurs&#8230;<\/h2>\n<p>Si les marques historiques s&rsquo;appuient sur des fili\u00e8res bien tiss\u00e9es, certains entrepreneurs se frottent \u00e0 de nouveaux march\u00e9s pour le moins inattendus. A l&rsquo;instar de Silkbiotic, lanc\u00e9e il y a seulement deux semaines. La marque de la soci\u00e9t\u00e9 Benu Blanc (cit\u00e9e plus haut) investigue le monde de la dermo-cosm\u00e9tique, en parapharmacie, gr\u00e2ce \u00e0 un partenariat de recherche avec le CNRS de Montpellier et son laboratoire, dans l&rsquo;H\u00e9rault, avec qui elle a d\u00e9j\u00e0 \u00e9tabli une preuve de concept. L&rsquo;objectif est d&rsquo;utiliser une infime quantit\u00e9 de cocons de vers \u00e0 soie (en l&rsquo;occurrence\u00a0une prot\u00e9ine, la fibro\u00efne) dans la conception des produits, notamment pour leurs propri\u00e9t\u00e9s protectrices. La jeune entreprise est en pleine prospection commerciale. Fanny Redziniak explique ainsi \u00eatre en pourparlers au Portugal et souhaite aller plus loin dans la R&amp;D sur le sujet.<\/p>\n<p><span class=\"widgetlink\"><span class=\"header-widgetlink\">Lire aussi<\/span><span class=\"body-widgetlink\"><a href=\"https:\/\/region-aura.latribune.fr\/strategie\/industrie\/2015-05-21\/hexcel-va-booster-la-filiere-materiaux-composites-en-rhone-alpes.html\">Hexcel va booster la fili\u00e8re mat\u00e9riaux composites en Rh\u00f4ne-Alpes<\/a><\/span><\/span><\/p>\n<p>Car, au-del\u00e0 de la dimension hautement historique et patrimoniale de cette mati\u00e8re, certains secteurs l&rsquo;ont r\u00e9cemment investigu\u00e9e, d\u00e9bouchant sur des innovations. C&rsquo;est ainsi que <a href=\"https:\/\/region-aura.latribune.fr\/strategie\/industrie\/2015-05-21\/hexcel-va-booster-la-filiere-materiaux-composites-en-rhone-alpes.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la soci\u00e9t\u00e9 Hexcel, en Is\u00e8re, h\u00e9riti\u00e8re de familles de tisseurs de soie<\/a>, s&rsquo;est\u00a0inspir\u00e9e de ce savoir-faire pour la conception de ses fibres de carbone, notamment pour le secteur a\u00e9ronautique. Car n&rsquo;oublions pas que le fil de soie a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pendant la seconde guerre mondiale pour la conception des toiles de parachutes. Apr\u00e8s 5.000 ans d&rsquo;artisanat, la mati\u00e8re aurait-elle vraiment livr\u00e9 tous ses secrets ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<section class=\"text-bordered-blue\"><strong>\u00c0 retenir<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>La r\u00e9gion Auvergne-Rh\u00f4ne-Alpes est la premi\u00e8re r\u00e9gion textile de France, avec 600 entreprise (29 % du nombre national) et 17.000 emplois (27 %).<\/li>\n<li>3,3 milliards d&rsquo;euros :<br \/>\nC&rsquo;est le chiffre d&rsquo;affaires r\u00e9alis\u00e9 par les entreprises du textile dans la r\u00e9gion, soit 25 % du secteur en France.<\/li>\n<li>2.000 emplois dans la fili\u00e8re de la soie \u00e0 Lyon et dans la r\u00e9gion, repr\u00e9sentant 40 entreprises.<\/li>\n<\/ul>\n<\/section>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>(La Tribune, 17\/11\/2023) Apr\u00e8s avoir surmont\u00e9 plusieurs crises, face \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution de la demande, notamment sur Internet, les entreprises de la soie lyonnaise doivent innover. Ce secteur haut de gamme et luxe, repr\u00e9sentant 40 entreprises <a class=\"mh-excerpt-more\" href=\"https:\/\/gipal-formation.fr\/wordpress\/2023\/11\/20\/textile-les-entreprises-lyonnaises-de-la-soie-misent-sur-le-haut-de-gamme-et-la-relocalisation\/\" title=\"Textile : les entreprises lyonnaises de la soie misent sur le haut de gamme et la relocalisation\">[&#8230;]<\/a><\/p>\n<\/div>","protected":false},"author":1,"featured_media":5735,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"gallery","meta":{"footnotes":""},"categories":[51],"tags":[],"class_list":{"0":"post-6030","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-gallery","5":"has-post-thumbnail","7":"category-industrie","8":"post_format-post-format-gallery"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gipal-formation.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6030","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gipal-formation.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gipal-formation.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gipal-formation.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gipal-formation.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6030"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/gipal-formation.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6030\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6031,"href":"https:\/\/gipal-formation.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6030\/revisions\/6031"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gipal-formation.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5735"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gipal-formation.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6030"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gipal-formation.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6030"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gipal-formation.fr\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6030"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}