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(igaenr, septembre 2016) Aux termes de l’article L. 423-1 du code de l’éducation, les GRETA sont des groupements d’établissements scolaires publics qui s’associent pour mettre en oeuvre leur mission dans le champ
de la formation continue, dont ils constituent l’un des tout premiers réseaux nationaux.
Créés il y a plus de quarante ans, les GRETA ont vu leur existence remise en cause en 2011, lorsqu’il a été prévu d’intégrer la formation continue au sein des GIP FCIP des académies1. À la suite de la loi pour la refondation de l’école de la République qui a rétabli la référence législative aux GRETA, la
réforme engagée en 2013 a visé à pérenniser le modèle du groupement d’établissements, structure sans personnalité juridique dont le coeur d’activité se situe au niveau de l’EPLE, tout en organisant un pilotage académique plus affirmé et un meilleur fonctionnement en réseau. Sa mise en oeuvre s’inscrit de surcroît dans un contexte en forte évolution, marqué à la fois par la réforme de la formation professionnelle (loi du 5 mars 2014) et par la réforme territoriale, avec la reconfiguration de la carte régionale et la création des régions académiques au 1er janvier 2016.
La réorganisation des GRETA fait l’objet d’un suivi attentif du ministère, dans le cadre d’un comité national de suivi (CNS) et d’un groupe de travail sur les métiers de la formation continue (GT 15), constitués avec les organisations syndicales. En 2015, une enquête rapide des correspondants
académiques de l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche avait fourni de premiers éléments de bilan sur la mise en oeuvre de la réforme qui appelaient un nécessaire approfondissement, objet du présent rapport. L’état des lieux effectué par la mission dans cinq académies2 débouche sur des constats contrastés, qualifiés de « bilan en demi-teintes ».