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(IGAS, octobre 2021) L’exercice de la profession de sage-femme est centré sur le suivi de la grossesse, l’accouchement, les soins postnataux de la mère et de l’enfant, et le suivi gynécologique des patientes. Au fil des années toutefois, leurs missions ont fait l’objet d’extensions successives, conduisant à brouiller l’identité de ce métier. En outre, si les sages-femmes appartiennent aux professions médicales, leur régime de gestion les rapproche de facto des professionnels paramédicaux, et les place dans un ‘entre deux’ qui fragilise leur positionnement et leurs interactions régulières avec les autres professionnels du soin. Ce métier connaît ainsi une crise profonde qui s’est traduite par de fortes mobilisations sociales début 2021.
A la demande du ministre des solidarités et de la santé et du secrétaire d’État chargé de l’enfance et des familles, l’IGAS a été missionnée pour analyser la situation et formuler des recommandations sur les missions, le statut (à l’hôpital) et la formation des sages-femmes.
La mission a eu de très nombreux entretiens avec les représentants institutionnels des différentes professions impliquées dans la prise en charge de la naissance – sages-femmes, gynécologues, obstétriciens, pédiatres et médecins généralistes ; elle a aussi rencontré près de 70 sages-femmes sur leurs lieux d’exercice au sein de maternités de tailles différentes dans quatre régions (Ile-de-France, Grand-Est, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine). Elle s’est également entretenue avec des représentants de la profession de sage-femme dans d’autres pays (Royaume-Uni, Danemark, Suède, Allemagne…), offrant une mise en perspective intéressante des pratiques. Lire la suite du résumé et accéder au rapport