
Ajouter aux favoris(LA Tribune, 21/09/2024) L’Éducation nationale a enfin une ministre : Anne Genetet. Membre de la commission de la défense nationale à l’Assemblée, l’élue était peu attendue dans ce domaine.
Trois semaines après la rentrée, l’Éducation nationale a enfin une ministre… et elle s’appelle Anne Genetet. Un nom jusqu’ici inconnu du grand public : la nomination de la députée Renaissance des Français de l’étranger fait partie des surprises du nouveau gouvernement. Membre de la commission de la défense nationale à l’Assemblée, l’élue était peu attendue en matière d’éducation. Elle devra pourtant rassurer le personnel éducatif, lassé par la succession des ministres Rue de Grenelle. Jusqu’à ce vendredi, c’est la députée du Nord Violette Spillebout qui était pressentie pour le poste.
C’est finalement Anne Genetet, plus proche de Gabriel Attal, qui récupère un des plus gros portefeuilles du gouvernement. Le président de la République en a fait un de ses domaines réservés. Cette ancienne médecin fait partie des figures de la société civile qui s’engagent en 2017 aux côtés d’Emmanuel Macron. Elle succède à Nicole Belloubet dans un contexte de relations tendues avec le personnel éducatif. Elle aura la charge de poursuivre la réforme du brevet des collèges et l’application des « groupes de besoins ».
Autre dossier inflammable : la réforme de la formation initiale des enseignants, restée en suspens pendant la gestion des affaires courantes et qui doit répondre à la crise du recrutement. Habituée des plateaux, cette « députée BFM » avait critiqué récemment l’attitude des responsables LR. « Ce gouvernement, on aurait pu l’avoir il y a deux ans. La faute à qui ? Les LR n’ont jamais voulu travailler avec nous, absolument jamais, c’est pas faute de leur avoir tendu la main. Ils nous ont tapé dessus sévèrement et méchamment. » Elle devra composer avec eux autour de la table du Conseil des ministres.