
Ajouter aux favoris(LA Banque des Territoires, 14/04/2025) Avec en toile de fond la concertation sur la réforme du financement des CFA, la ministre du travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a livré lors des Rencontres sénatoriales de l’apprentissage les premières pistes qui seront présentées le 23 avril prochain. Écartées par la réforme de 2018, les régions se réjouissent pour leur part de l’association des Crefop à la carte des formations en apprentissage qui doit se traduire dans un décret.
C’est le président de la Chambre haute en personne, Gérard Larcher, qui a ouvert le débat organisé dans le cadre des vingtièmes Rencontres sénatoriales de l’apprentissage qui se sont tenues jeudi 10 avril dernier. Un événement dont la précédente édition datait de 2019. Dominique Estrosi Sassonne, sénatrice LR des Alpes-Maritimes et présidente de la commission des affaires économiques du Sénat, a posé d’emblée les enjeux : faire de l’apprentissage « un choix d’ambition » ; travailler à l’adaptation des compétences aux besoins des entreprises ; et contribuer, à travers l’apprentissage, « à l’égalité des chances » dans un objectif de justice sociale. « L’apprentissage est une voie d’excellence, a-t-elle réaffirmé, une passerelle entre le monde de la formation et celui de l’entreprise » qui doit être mieux valorisée. Vice-présidente de la commission des affaires sociales du Sénat, Pascale Gruny (sénatrice LR de l’Aisne) a rappelé pour sa part que la loi de 2018 avait été « couronnée d’un succès quantitatif indéniable », passant de 367.000 contrats d’apprentissage conclus en 2019 à plus de 800.000 en 2023. Avant de pointer le déficit constant de France compétences et plus globalement un « montant total des dépenses en faveur de l’apprentissage devenu déraisonnable », soit 15,3 milliards d’euros en 2023. Tout l’enjeu consistant, dorénavant, à rationnaliser davantage sans pour autant sacrifier la dynamique à l’œuvre. Lire la suite