
Ajouter aux favoris(La Banque des Territoires, 22/05/2025) Dans une circulaire, le ministre de l’Intérieur demande aux comités territoriaux de l’emploi d’inscrire dans leur feuille de route l’accès au travail des étrangers primo-arrivants (en situation régulière). Un arrêté établit par ailleurs région par région, la liste de quelque 80 « métiers en tension » qui pourront faire l’objet de régularisations de sans-papiers par les préfets.
L’intégration est le « complément indispensable » au contrôle renforcé des flux migratoires, soulignent le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et son bras droit François-Noël Buffet dans une circulaire du 30 avril, fixant les « priorités pour 2025 de la politique d’intégration des étrangers primo-arrivants, dont les personnes réfugiées ».
Ils invitent ainsi les préfets et le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) à mettre en application le volet « intégration » de la loi du 26 janvier 2024(Lien sortant, nouvelle fenêtre) « pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » (CIAI). Ce texte, qui avait fait grand bruit lors des débats au Parlement, a en effet introduit de nouvelles dispositions applicables au 1er janvier 2026 en matière d’apprentissage du français (article 20) et d’accès au travail (article 23). Il substitue une « obligation de résultats » à « une obligation de moyen de connaître le français, notre histoire nationale et nos principes et valeurs », insistent les deux ministres. Les préfets et l’OFII vont donc devoir dès à présent concentrer leurs actions sur la « maîtrise du français et des principes et valeurs de la République ». En effet, à compter du 1er janvier, pour obtenir une première carte de séjour, les étrangers devront justifier d’un niveau A1 écrit et oral (niveau basique) et d’un niveau B1 écrit et oral (intermédiaire) pour une carte de résident. En complément de l’offre de formation de l’OFII dont les modalités seront « fortement revues » au 1er juillet, les préfets et l’office devront consolider les partenariats avec les associations locales, les collectivités et le réseau pour l’emploi. Lire la suite