
Ajouter aux favoris(C Campus, 14/10/2024) L’expression est sur toutes les bouches : « le formateur du XXIème ne doit plus être un simple transmetteur de connaissance, mais devenir un véritable facilitateur des apprentissages ». Dans le petit monde de la formation, la facilitation est devenue un mantra. Si bien que, d’aucuns s’en emparent comme d’un nouvel argument marketing. On ne délivre plus des formations de formateurs, mais des formations de facilitateurs. On utilise des techniques de facilitation et non plus de simples techniques pédagogiques, etc. Accéder au site
Derrière les modes et tendances, il y a souvent des lames de fond plus profondes. C’est certainement le cas pour la facilitation pédagogique. Chez C-Campus, nous sommes convaincus que derrière des discours parfois convenus, se cachent des transformations profondes à la fois du rôle et missions du formateur et de ses pratiques et compétences. C’est ce que nous vous proposons de voir dans la suite de l’article.
Une nouvelle représentation de sa mission
Le formateur classique, celui qui transmet le savoir, a construit son identité professionnelle autour de l’image du “sachant” qui forme. Sa mission est d’expliquer, argumenter, montrer, démontrer… pour que l’apprenant (en l’occurrence dans ce cas « le formé », le terme est loin d’être anodin !) reproduise, refasse, ré-explique ce qu’on lui a enseigné. « Je te transmets, tu mémorises et tu appliques ! », tel est le mot d’ordre du formateur-transmetteur.