
Ajouter aux favoris(Via Compétences, juin 2023) » 85 % des emplois de 2030 n’existent pas encore. » Voilà ce que prévoyait l’étude de Dell et de « l’Institut pour le futur » en 2017, donnant suite aux travaux d’une vingtaine d’experts du numérique. Cette conclusion anticipe l’essor de l’intelligence artificielle douée d’une intelligence cognitive et dotée de capacités d’imagination et d’interprétation.
À l’heure où la révolution numérique est en marche, encore accélérée par la crise sanitaire, comment se préparer à la transformation des métiers ? Quel peut être le rôle des organismes de formation ? Pour répondre à cette question, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail alors aux commandes de la réforme de 2018, affirmait qu’un big bang de la formation était nécessaire afin de changer en profondeur la formation
professionnelle et l’apprentissage. La Loi « Avenir Professionnel » qui en découle s’inscrit ainsi en rupture avec les lois précédentes visant à bâtir une société de la compétence. Cette loi redessine les contours des dispositifs de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de
la gouvernance, de l’organisation des opérateurs et des circuits de financement avec le souhait, en toile de fond, de simplifier le système jugé jusque-là trop complexe et difficilement accessible aux personnes qui en auraient le plus besoin (TPE, PME, demandeurs d’emploi…).
C’est également dans cet esprit que le Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC) institue un programme quadriannuel ambitieux pour permettre aux jeunes et aux demandeurs d’emploi d’accéder à la formation et ainsi faciliter le retour à l’emploi plus qualifié. via_competences_regards_croises_pratiques_organismes_formations