
Ajouter aux favoris(CEREQ, avril 2025) Portées par l’essor du secteur du réemploi, les ressourceries et recycleries offrent des opportunités d’emploi et une promesse d’insertion à des personnes éloignées du marché du travail. S’appuyant sur une enquête menée auprès de salarié·es de ces structures, ce Céreq Bref explore les paradoxes d’une activité porteuse de sens par son utilité sociale et écologique, mais aussi source de désenchantement en raison des perspectives professionnelles limitées qu’elle offre à une partie de ses ancien·nes salarié·es.
Sous l’impulsion croissante des politiques publiques en faveur de l’économie circulaire, dont la plus récente est la loi AGEC* de 2020, le secteur du réemploi [voir lexique encadré 2] connaît une phase de développement dynamique. Le nombre de ressourceries et de recycleries, passé de 7 à 247 structures de 2000 à 2024, en témoigne. Ces structures permettent de récupérer les objets et de leur donner « une seconde vie » par leur vente en boutique ou, lorsqu’ils ne sont pas réemployables, de les trier pour les valoriser dans les filières de recyclage. En grande majorité associatives (96 %), elles relèvent aussi souvent des politiques publiques pour l’insertion des personnes considérées comme éloignées de l’emploi : 56 % d’entre elles sont des structures de l’insertion par l’activité économique (IAE*), et notamment des Ateliers et chantiers d’insertion (ACI*, 47%) [1]. Au croisement d’une utilité à la fois écologique et sociale, les ressourceries et recycleries permettent de mobiliser des publics rencontrant des difficultés d’accès au marché du travail.Lire la suite