
Ajouter aux favoris(GERESCOBlog, 12/05/2025) L’intelligence artificielle bouleverse actuellement la fonction RH de manière radicale.
Bien au-delà des simples outils d’optimisation qu’on connaissait, nous assistons aujourd’hui à l’émergence d’agents IA autonomes qui s’attaquent à des tâches complexes, prennent des décisions et travaillent directement aux côtés des équipes humaines.
Cette révolution soulève une question centrale pour les organisations : comment ces nouveaux « collaborateurs numériques » peuvent-ils trouver leur place dans nos organigrammes et nos pratiques de gestion prévisionnelle des emplois et compétences ?
Quand l’IA révolutionne la GPEC traditionnelle
La gestion prévisionnelle des emplois et compétences traverse actuellement une transformation majeure.
Traditionnellement focalisée sur l’anticipation des besoins humains, elle doit maintenant composer avec une dimension hybride où collaborateurs biologiques et numériques travaillent de concert.
De la prévision à l’intelligence prédictive
Une étude récente de Deloitte révèle que 80% des métiers devraient voir au minimum 10% de leurs tâches transformées par l’intelligence artificielle.
Cette réalité pousse les DRH à reconsidérer entièrement leur approche prévisionnelle. Contrairement à la GPEC traditionnelle qui se basait sur des projections linéaires, la nouvelle GEPP (Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels) enrichie par l’IA ouvre la voie à une analyse dynamique en temps réel.
L’intelligence artificielle excelle particulièrement dans le traitement de données complexes. Elle peut analyser simultanément les évolutions de compétences requises, les données internes d’effectifs et de performances, ainsi que les tendances externes du marché du travail.
Cette capacité d’analyse multidimensionnelle offre aux RH une vision prospective sans précédent, leur permettant d’identifier les métiers en forte croissance ou en tension bien avant que ces tendances ne deviennent perceptibles par les méthodes classiques. Lire la suite