
Ajouter aux favoris[Centre Inffo – 06/01/2025] En l’absence de loi de finances pour 2026, la formation professionnelle évolue dans un climat d’incertitude marqué. Sous contrainte budgétaire, le système manque aujourd’hui de cap stratégique, tant sur les priorités en compétences que sur les modalités de financement et de gouvernance.
À commencer par l’apprentissage, l’année qui s’ouvre, placée sous le signe de l’austérité budgétaire, n’augure rien de bon. Le budget prévisionnel initial de France compétences, adopté fin novembre sur la base des dispositions du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, a posé le cadre. Pour cette année, l’instance de gouvernance et de financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage prévoit 12,078 Md€ de dépenses, soit 1,4 Md€ de moins qu’en 2025, et ce malgré un excédent prévisionnel de 641 M€. L’alternance constitue le principal poste d’ajustement : 8,2 Md€ en 2026, contre 9,3 Md€ en 2025 (-1,1 Md€), dont 6,9 Md€ destinés au financement de 835.004 contrats d’apprentissage.
Une austérité budgétaire…
Les Régions, qui financent les centres de formation d’apprentis (CFA) sont, elles aussi mises au régime sec. Les dotations versées par France compétences sont divisées par deux, pour atteindre 134 M€ à l’échelle nationale : 44 M€ pour le fonctionnement des CFA et 90 M€ pour l’investissement. À cela s’ajoute la réduction de 20 % du montant additionnel des Pactes régionaux d’investissement dans les compétences (PRIC) prévue par le PLF, qui se traduit, dans le budget prévisionnel de France compétences, par une baisse de 173 M€ du financement du fonds de concours du Plan d’investissement dans les compétences (PIC), ramené de 800 M€ à 627 M€.
En signe de protestation, les représentantes des Régions au conseil d’administration de l’établissement public ont démissionné dans la foulée du vote du budget.