La France porte une ambition renouvelée pour une société des compétences inclusive, exigeante et tournée vers l’avenir – Istanbul, 27-28 avril 2026
l’occasion du Sommet de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur les compétences 2026, organisé à Istanbul (Turquie) autour du thème « Valoriser les talents de toutes les générations », la France a réaffirmé son engagement dans ce contexte multilatéral en faveur de politiques de compétences ambitieuses, au service de la compétitivité économique et de la cohésion sociale. Réunissant plus de vingt ministres ainsi que les principales organisations internationales, ce Sommet a constitué un moment clé de dialogue stratégique sur l’avenir des systèmes d’éducation et de formation face aux défis des transitions démographiques, environnementales et numériques.
Faire des compétences la clé de réponse aux grandes transformations
Dans un contexte marqué par le vieillissement des populations, la transformation rapide des métiers et l’essor de l’intelligence artificielle, les compétences apparaissent comme un levier déterminant pour accompagner les transitions en cours et répondre aux besoins des entreprises. Les échanges ont mis en évidence la nécessité de repenser les systèmes d’éducation et de formation dans une logique de continuum, de l’éducation initiale à la formation tout au long de la vie, afin de permettre à chacun de s’adapter aux évolutions du marché du travail et de développer pleinement son potentiel.
« Les compétences sont aujourd’hui au cœur de notre capacité collective à maîtriser les grandes transitions qui transforment nos sociétés. » Sabrina Roubache, ministre chargée de l’enseignement et de la formation professionnels et de l’apprentissage
Une stratégie française fondée sur l’exigence et l’égalité des chances
Au nom de la France, la ministre Sabrina Roubache a présenté les principales orientations engagées depuis 2024 pour construire une société des compétences plus lisible, plus équitable et plus performante. La France a fait le choix de renforcer le socle éducatif, en maintenant un effort soutenu en faveur de l’éducation malgré la baisse démographique. Cette stratégie vise à améliorer les conditions d’apprentissage, à réduire les inégalités et à accompagner chaque élève vers la réussite. La modernisation des programmes, le renforcement des évaluations et la transformation de la formation des enseignants – notamment aux usages du numérique et de l’intelligence artificielle – constituent des leviers essentiels de cette ambition.
« Investir dans l’éducation, c’est investir dans notre capacité à agir durablement. » Sabrina Roubache
Faire de la formation tout au long de la vie un pilier du modèle social
Face au vieillissement de la population et à la transformation des métiers, la France a engagé une évolution majeure de ses politiques de formation, afin de les rendre plus accessibles, plus flexibles et mieux adaptées aux parcours professionnels. Cette dynamique repose sur un dialogue social structurant : les accords conclus entre partenaires sociaux sur les transitions professionnelles, les reconversions et l’emploi des travailleurs expérimentés ont été transposés dans la loi en octobre 2025.
« Dans un monde où les carrières se transforment, la formation doit accompagner chaque transition et sécuriser chaque parcours. » Sabrina Roubache
La France accorde une attention particulière aux travailleurs expérimentés, dont les compétences jouent un rôle essentiel dans la performance économique et la transmission des savoirs.
Mobiliser tous les talents pour une croissance inclusive
La France a également réaffirmé son engagement en faveur d’une mobilisation pleine et entière de tous les talents. Cela passe par des politiques renforcées en faveur de l’insertion des jeunes, de l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap, de l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que de l’accompagnement des publics les plus éloignés de l’emploi. Ces enjeux répondent à un double impératif : renforcer la justice sociale et améliorer l’efficacité des marchés du travail.
« Aucun talent ne doit être laissé de côté : c’est à la fois une exigence sociale et une condition de notre prospérité. » Sabrina Roubache
Une action inscrite dans une dynamique européenne et internationale
La France a souligné l’importance d’une coopération renforcée pour relever des défis qui dépassent les cadres nationaux. Dans le cadre de sa Présidence du G7, elle porte notamment la création d’un hub international de formation à l’intelligence artificielle, afin d’accélérer l’adaptation des compétences à cette transformation majeure. Au niveau européen, la France défend une approche stratégique des compétences, en articulation avec la mise en œuvre du Socle européen des droits sociaux et le développement de la future Union des compétences, afin de concilier compétitivité et cohésion.
Par ailleurs, la France s’est impliquée dans les discussions relatives à un agenda mondial pour la formation professionnelle (TVET), initiative visant à renforcer la coopération internationale, la qualité des systèmes de formation et le partage des bonnes pratiques.
Un engagement pour l’avenir
À l’issue du Sommet, la France réaffirme sa conviction que les politiques de compétences constituent un levier structurant pour préparer l’avenir.
Dans un monde en transformation rapide, investir dans les compétences, à tous les âges de la vie, est une condition essentielle d’une croissance durable, inclusive et souveraine.