(AEF Info) À l’approche de l’ouverture du débat budgétaire, prévu à partir de début octobre, le Premier ministre vient de faire passer un message rassurant aux acteurs de l’apprentissage, CFA comme entreprises. Dans une « lettre aux entrepreneurs » dévoilée le 9 septembre 2026, il confirme la sanctuarisation des NPEC et aides à l’embauche pour les employeurs d’apprentis, dans le budget de l’État 2027. Une confirmation saluée par Sabrina Roubache, qui en profite par ailleurs pour réaffirmer sa volonté d’agir sur la qualité et la lutte contre la fraude dans l’apprentissage.

« En 2027, nous ne toucherons ni au financement des CFA, ni aux aides à l’embauche des apprentis. Ils seront sanctuarisés. Les entreprises ont besoin de visibilité pour recruter. Les CFA pour former. Les jeunes pour choisir leur orientation », affirme le Premier ministre, Sébastien Lecornu, dans une « lettre aux entrepreneurs », dévoilée par Le Figaro puis mise en ligne sur X (anciennement Twitter) par les services du Premier ministre, mercredi 9 septembre 2026. À quelques semaines du début des discussions sur le PLF 2027, qui doit être présenté en conseil des ministres le 30 septembre, il confirme les arbitrages annoncés par le ministre du Travail et des Solidarités, Jean‑Pierre Farandou, mi-juillet.« Ces dernières années, nous avons pris des décisions pour assainir [le] financement [de l’apprentissage et] rapprocher certaines prises en charge des coûts réellement supportés, corriger des effets d’aubaine, mieux cibler les financements et lutter contre les abus », explique‑t‑il. Des mesures de régulation nécessaires pour rendre « durable […] l’une des grandes réussites des deux quinquennats du président de la République », justifie Sébastien Lecornu.
« Choix politique fort »
Sur LinkedIn, la ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, Sabrina Roubache, a de son côté immédiatement salué l' »engagement clair » pris par le Premier ministre, qu’elle qualifie de « choix politique fort. Dans un contexte budgétaire exigeant, […] il affirme que le redressement de nos comptes doit préserver les investissements qui préparent notre avenir », se félicite‑t‑elle.La ministre déléguée en profite pour réaffirmer le message porté par le gouvernement depuis plusieurs mois, à savoir que « cette stabilité va de pair avec une exigence : chaque euro consacré à l’apprentissage doit servir une formation sérieuse et des compétences utiles ». En conséquence, elle confirme que son « action continuera de reposer sur deux piliers : la régulation par la qualité, notamment avec le renforcement de Qualiopi, et la lutte contre la fraude ». Un rappel qui intervient alors que son cabinet et celui de Jean‑Pierre Farandou ont confirmé la veille, mardi 8 septembre, aux présidences et directions générales des onze Opco qu’ils privilégient bien la constitution d’un GIP pour mutualiser l’action de tous les acteurs concernés par la lutte contre fraude en apprentissage. L’Igas doit rendre ses conclusions et préconisations sur le sujet à la fin du mois de septembre, pour une mise en oeuvre du nouveau dispositif toujours espérée dès le 1er janvier 2027.