En Auvergne-Rhône-Alpes, Transitions Pro constate une « légère baisse » du nombre de PTP en 2025

(AEF Info) Pour Transitions Pro Auvergne‑Rhône‑Alpes, l’année 2025 a marqué une légère baisse du nombre de PTP déposés et financés, résume son directeur général, Lionnel Décultieux, auprès d’AEF info, le 14 avril 2026. Le budget alloué au PTP‑Fipu a augmenté, l’association paritaire visant les 200 projets financés en 2026. Cette année sera une « année de transition », résume le DG, les associations étant appelées à harmoniser notamment leurs critères de refus, avant que Certif Pro récupère la gestion des fonds du PTP au 1er janvier 2027.

L’année 2025 a été une « année charnière » pour Transitions Pro Auvergne‑Rhône‑Alpes, résume Lionnel Décultieux, arrivé en avril 2025 à la direction générale, lors d’un entretien accordé à AEF info le 14 avril 2026. L’association a reçu un peu plus de 3 900 dossiers de PTP, dont 3 200 ont été présentés en commission d’instruction. Sur ces dossiers, un peu moins de 1 700 ont été financés, pour un montant de 50 millions d’euros environ, soit un taux d’engagement d’environ 50 %. « Le coût moyen d’un parcours demeure identique », ajoute le directeur général. Le nombre de dossiers présentés en commission d’instruction et financés est « en légère baisse par rapport à 2024 », alors que le budget alloué à l’association est resté stable, à hauteur d’environ 50 M€. « Nous n’avons pas d’explication précise sur cette baisse. En 2026, la demande a augmenté à nouveau », souligne le DG.Si le cofinancement via le CPF se traduisait pas un versement aux ATPro (associations Transitions Pro), celles‑ci auraient davantage de marges pour financer des projets, ajoute Lionnel Décultieux : « Cela permettrait de financer 10 % de dossiers en plus. Ce sont des moyens supplémentaires que nous n’avons pas », regrette‑t‑il.

Stabilité des dossiers démissionnaires

Le nombre de PTP financés via le Fipu s’est élevé à 150, pour un budget de 6,6 M€, alors qu’en 2024, l’association avait obtenu un budget de 5 M€. En 2026, Transition Pro compte approcher les 200. Sur le dispositif PUR, une enveloppe de 2,2 M€ a été allouée au financement de 67 parcours, sur les 81 présentés en commission d’instruction.S’agissant du dispositif démissionnaires, le nombre de dossiers est resté stable en 2025 : un peu plus de 3 500 dossiers ont été passés en commission, soit la quasi‑totalité des dossiers déposés, et parmi eux, un peu moins de 3 300 ont été validés. La majorité des dossiers déposés, soit sept sur dix, concernent un projet de création ou reprise d’entreprise. À noter que sur ces dispositifs, Transitions Pro n’engage pas de financements, mais émet un avis sur les projets des salariés qui souhaitent démissionner de leur emploi. Sur Cléa enfin, Transitions Pro répond à une demande qui est en baisse, avec 267 certifications délivrées en 2025, versus 290 en 2024.

2026, une année transitoire

L’année dernière a été aussi « une année de renforcement des partenariats et d’optimisation du processus d’instruction », explique‑t‑il. « Sur les territoires, nous avons ouvert de nouvelles permanences dans différents lieux. » L’année 2026 « sera une année transitoire », avant le transfert des fonds du PTP vers Certif Pro au 1er janvier 2027, estime le DG. « Certif Pro est en train de se structurer pour apporter un soutien aux associations Transitions Pro, avec deux personnes dédiées à l’animation du réseau et la gestion financière, qui sont en cours de recrutement. » Cette évolution nécessite d’harmoniser davantage les pratiques des différentes associations notamment sur les priorités identifiées pour déclencher le financement d’un PTP, ainsi que sur les critères de refus. « Il faut que quelqu’un qui a un projet de transition ait la même chance d’obtenir un financement quelle que soit sa région de résidence », résume Lionnel Décultieux.Actuellement en Auvergne‑Rhône‑Alpes, chaque dossier de PTP est analysé par un instructeur, puis jugé probant ou non à l’aune de trois critères : la cohérence du projet, la pertinence du parcours de formation et les perspectives d’emploi. Ensuite, il est présenté en commission, laquelle peut lui attribuer un maximum de 20 points sur la base de dix priorités : cinq définies au plan national, et l’autre moitié précisées au niveau régional. La moitié des dossiers refusés l’est par manque de budget, et l’autre moitié parce que définis non probants sur la base de critères définis au niveau régional.

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