(Le Figaro -24-08-26)
La ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle Sabrina Roubache affirme que les crédits pour ce type de contrats ont été «sanctuarisés».
«Je sais leurs angoisses économiques, mais qu’ils soient rassurés : les crédits de l’apprentissage ont été sanctuarisés (…) Ça leur garantit stabilité et visibilité», ajoute-t-elle. La ministre reconnaît une baisse des aides publiques aux entreprises qui embauchent des apprentis, en fonction du niveau de diplôme et de la taille de la société, tout en précisant qu’elle «n’a concerné que les grandes entreprises qui bénéficient désormais d’une enveloppe de 2000 euros au lieu de 5000». «Les plus petites entreprises ont été épargnées, et (…) il n’y aura pas de coupe supplémentaire», promet-elle, tout en soutenant que «l’aide sous perfusion permanente ne peut pas continuer».
«Pas de coupe supplémentaire»
Le gouvernement va également «lancer un leasing social pour que les apprentis en ruralité puissent bénéficier de voitures sans permis», et «ouvrir des places en internat». «Le chômage des jeunes n’est pas une fatalité», estime-t-elle, alors que le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon l’Insee.
Sabrina Roubache reconnaît par ailleurs que «les apprentis sont moins représentés dans le secteur public qui doit, en effet, plus recruter». Elle compte également mettre en place en octobre un conseil national de la refondation (CNR) «sur l’attractivité de la filière professionnelle en mettant autour de la table les familles, les jeunes, les syndicats, les profs, les chefs d’entreprise». «Aujourd’hui, plus de 400.000 emplois ne sont pas pourvus et on va devoir en créer 600.000 supplémentaires dans le secteur des services à la personne d’ici à 2036», ajoute-t-elle.
Image : La ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle Sabrina Roubache promet qu’il n’y aura pas de coup de rabot supplémentaire dans les aides. (Photo d’illustration) François BOUCHON / Le Figaro
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